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« Si je ne suis pas sûr de réussir, je préfère ne pas essayer »

il y a 7 jours
2 min de lecture

Votre enfant efface jusqu’à abîmer sa feuille. Il refuse un jeu qu’il ne connaît pas ou abandonne dès qu’une réponse est fausse. Vous lui dites qu’il a le droit de se tromper, mais cela ne semble pas l’aider à recommencer.


La difficulté peut tenir à ce qu’il attend de lui-même, à la manière dont il vit le regard des autres ou à une tâche réellement trop exigeante. Avant de parler de perfectionnisme, essayez de comprendre ce qui rend cet essai si risqué à ses yeux.


Préciser ce qu’il redoute

Choisissez un moment où la tension est retombée. Vous pouvez lui demander ce qui aurait été le plus difficile si son travail était resté imparfait. Sa réponse vous donnera une direction : ne pas comprendre, perdre, décevoir ou être moqué n’appellent pas la même aide.


Si votre enfant rapporte des humiliations ou des comparaisons répétées, il faut aussi agir sur ce contexte. Lui apprendre à supporter l’erreur ne suffira pas à rendre acceptable la façon dont on le traite.


Une difficulté d’apprentissage peut également rendre les échecs fréquents. Dans ce cas, l’enjeu sera d’ajuster le travail et les explications, plutôt que de lui demander seulement davantage de courage.


Donner un objectif qu’il peut atteindre aujourd’hui

Devant une page entière, « fais de ton mieux » reste parfois trop vague. Définissez ce que vous attendez de ce premier essai : proposer une réponse à une question, même provisoire. La correction viendra après.


Le brouillon permet de distinguer le temps de recherche du travail à rendre. S’il accepte de commencer, laissez-lui quelques instants avant d’intervenir. Corriger chaque détail au fur et à mesure peut rendre l’essai difficile à supporter.


Une étape courte n’est utile que si elle reste à sa portée. S’il se fige ou s’agite davantage, vérifiez votre demande et réduisez la difficulté. Les essais progressifs se construisent avec lui ; provoquer délibérément un échec ou le mettre en difficulté devant les autres n’aidera pas.


Faire un retour sur ce qu’il a fait

Décrivez une action précise : il a repris une consigne, demandé une explication ou essayé une autre méthode. Vous lui donnez ainsi un repère qu’il pourra réutiliser.


Évitez de remplacer la pression du résultat par celle de l’effort sans fin. Un enfant qui travaille longtemps sans comprendre a besoin d’une autre aide ou d’une pause.


Montrez aussi, sobrement, comment vous corrigez vos propres erreurs. Inutile de transformer chaque maladresse en leçon : reconnaître un oubli et le réparer suffit parfois à rendre visible une autre façon de réagir.


Observer ce qui devient possible

Les progrès peuvent être modestes : montrer une réponse incertaine, accepter une correction, revenir à une activité après une déception. Le résultat final ne dit pas tout de ce qui a changé.


Si la peur de mal faire réduit fortement ses activités ou provoque une détresse régulière, demandez un avis. L’échange avec le professionnel portera notamment sur les exigences qu’il se fixe et sur les situations dans lesquelles cette peur apparaît.


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